Fin 1985, je passe devant un magasin de disques et dans la vitrine, un visage sur une pochette attire mon regard… 
Est-ce elle ? Je ne reconnais pas tout de suite cette blonde frisée mais le logo en bas à gauche avec les lettres O, N et J emmêlées me le confirme… C’est l’album « Soul Kiss » que je m’empresse d’acheter.
Même si Drucker diffuse le clip de la chanson-titre sortie en single dans son émission du dimanche après-midi, l’album passe totalement inaperçu et je suis déçu par la qualité de l’album qui n’arrive pas à la cheville de « Physical » loin s’en faut.
Malgré le manque de promotion et le peu d’articles dans mes magazines préférés, j’apprend qu’Olivia s’est mariée avec Matt Lattanzi, et a fait son voyage de noces à Paris, qu’elle est enceinte et qu’elle souhaite lever le pied pour se consacrer à sa future famille.
Matt 
Sa fille Chloe Rose naît en janvier 86 et pendant 3 ans, Olivia va complètement disparaître de la vie publique, ce qui signifie qu’en France, elle n’existe plus !
Olivia & Chloé
De mon côté, la vie continue et en 1988, à 21 ans, je rentre dans la vie active et quitte ma ville de province pour aller travailler à Paris.
C’est donc à la FNAC des Halles que je découvre qu’Olivia revient à la chanson en 1988 avec l’album « The Rumour ». Comme je n’ai pas pu emporter ma chaîne hi-fi, que je ne connais pas encore les CD mais que je me suis modernisé en achetant un walkman, c’est à nouveau sous forme de cassette que je l’achète ! La chanson-titre est composée par Elton John et Olivia la chante à « Sacrée soirée », l’émission référence de l’époque.
1988 : The rumour

En mars 89, je commence mon service militaire à Draguignan et lors d’une virée nocturne en ville avec mes « camarades » d’infortune, je découvre dans un bar un juke-box avec vidéo qui, miracle, diffuse le clip de The rumour ! En plus, ce n’est pas moi qui programme la vidéo, mais un autre client… Mes camarades sont tous subjugués par la beauté d’Olivia…
Quelques commentaires salaces fusent, je résiste à l’envie de distribuer les coups de boule et je jubile intérieurement : si le reste des français réagit de la même façon que ces adolescents excités, alors c’est le grand retour d’Olivia !
Hélas, bien sûr il n’en fut rien.
Durant les années qui suivent, je n’aurai pas beaucoup d’informations concernant Olivia puisqu’elle ne fait absolument plus les gros (ou petits) titres des journaux (et internet n’existe pas encore).
C’est en faisant mes visites hebdomadaires dans le bac « variétés internationales », « divers N » de la FNAC des Halles que je découvre ses deux albums suivants : « Warm and tender » en 89 et « back to basics » en 92. Comme je suis enfin équipé d’un lecteur CD, ce sont les deux premiers albums que j’achète dans ce format.